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Les services publics c’est l’affaire de
tous
Nos responsables répètent souvent que si
les effets de la crise semblent moins dévastateurs en France que dans la
plupart des autres pays, c’est que nous avons conservé des dispositifs sociaux
qui contribuent à amortir ces effets : protection sociale solidaire,
retraites par répartition et bien sûr services publics.
Mais au lieu de renforcer ces services publics pour répondre encore mieux aux besoins sociaux, le gouvernement fait le choix de les affaiblir. La Révision Générale des Politiques Publiques qu’il impose à marche forcée va à l’encontre de l’intérêt des usagers, des citoyens et des personnels. Restructurations, externalisations, privatisations se multiplient sans souci de la qualité du service public et de son avenir.
Assez de suppressions d’emplois !
Comment faire plus et mieux avec moins de personnels, par exemple en matière de santé,
d’éducation, de services sociaux… ? Partout les suppressions d’emploi
remettent en cause l’efficacité et la qualité des services rendus. Les
premières victimes en sont les usagers, notamment les plus fragiles.
Et en bout de chaîne ce sont soit des
personnels recrutés à titre précaires soit des jeunes en fin de formation qui
vont se trouver sans emploi.
Face à l’explosion du chômage, aucun
employeur public, surtout pas l’Etat, ne doit esquiver ses responsabilités.
Une politique salariale ambitieuse !
Plus de cinq millions de personnes
travaillent dans la Fonction Publique et leur pouvoir d’achat dépend
directement de la politique salariale du gouvernement. L’Etat dispose ainsi
d’un outil formidable pour une relance
de la consommation et de l’économie.
Qualité et efficacité ?
Il faut pour
tous et sur tout le territoire des services publics de qualité, des services
publics efficaces !
Mais la défense
de l’intérêt général et des libertés, la lutte contre les inégalités,
l’aménagement du territoire, la contribution au développement durable ne se
mesurent pas au travers de critères strictement comptables ou au travers
d’indicateurs parcellaires.
Evaluer la
qualité et l’efficacité du service public doit se faire de façon globale et
doit porter sur l’ensemble des missions qui lui sont confiées.
Le travail des agents n’a jamais cessé
d’évoluer et il doit le faire encore !
Mais ce n’est
pas l’individualisation accrue, la dégradation des conditions de travail ou le
stress permanent qui garantiront la qualité du travail et la qualité du service
rendu.
Au contraire,
reconnaissance des qualifications,
politique de formation dynamique et
développement du travail en équipe doivent être mis en œuvre avec les personnels et dans le respect des missions
de service public.
Malgré la crise, le gouvernement conserve
une politique réductrice des services publics.
Le 1er mai, nous manifesterons
aussi pour leur défense et leur développement. Le service public est l’affaire
de tous.
Le
15 avril 2009